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Le coin des Lucioles

Marathon de Lausanne : le récit de Serge

2 Novembre 2016 , Rédigé par Marcel Soustelle

Merci à Serge de nous faire vivre sa course à travers ce résumé !

Ma 4 ème tentative pour passer sous les 4heures au marathon aura été la bonne puisque je termine en 3h54'28" (temps officiel). En arrivant le samedi à Lausanne nous avons emprunté une petite partie du parcours du marathon et nous nous sommes vite rendu compte que ce n'était pas vraiment plat. En effet,  il y a peu de parties plates sur la totalité du parcours, quelques bosses et beaucoup de faux plats, plutôt descendants pour aller jusqu'au semi, puis il faut tout se retaper dans le sens inverse puisque c'est un aller-retour. Dimanche, la météo était idéale entre 7 et 14 degrés avec un beau soleil (bien qu’un peu chaud pour moi sur la fin). Le départ est donné à 10h10 dans une ambiance bon enfant. Convaincu bien avant de commencer ma préparation que je ne pourrai pas tenir la même allure de 5´41"/km pendant 4h j'avais donc décidé de faire un 1er semi plus rapide et de le passer en 1h50' (5'13"/km) c'est chose faite puisque je passe à mi-parcours en 1h49'08". A ce moment là tout va très bien, physiquement, moralement et je compte donc près de 11 minutes d'avance sur l'objectif final mais pas d'euphorie pour autant car je sais très bien que la bagarre n'a pas encore commencé. Dans ce début de course il m'aura bien fallu 8km pour me sentir bien, j'aurai également eu le plaisir de voir Virginie et ma sœur Isabelle m'encourager au 18ème km puis au même endroit mais au 25ème. Après le 1er semi, l'objectif était de caler mon allure à 5´41/km et d'atteindre le 32ème km en ayant conservé mon avance, c'est chose faite puisque je passe au 32ème en 2h52'38". Il me reste donc 1h07' pour faire les 10,2km restants, ça commence à sentir bon pourrait-on penser, oui mais voilà, les ennuis commencent, je suis pris de crampes. Je vais à partir de ce moment vraiment en baver mais sans jamais craquer pour autant, mon allure va alors passer à 6'-6'15" au km, je me fais déposer au passage par les « 3h45' »  et oui j'étais devant eux jusque-là mais peu m'importe en fait, je dois juste rester dans ma course et gérer mon avance.  J'enquille donc tant bien que mal les kilomètres  qui me séparent de l'arrivée et même si ça fait très mal, le fait de savoir que j'ai "course gagnée" me porte. Arrive le dernier virage , j'aperçois enfin l'arche d'arrivée au bout d'une ligne droite de 500m, un peu plus loin je vois Virginie venue à ma rencontre et qui va m'accompagner sur 200m. Cela me fait un bien fou, puis le finish sur le tapie rouge, les applaudissements, les photos, c'est magnifique ! Je l'ai fait !!!  Pour être honnête je ne m'attendais pas à souffrir autant dans les 10 derniers kilomètres après une préparation de 600 km dans les jambes, pas sûr que je sois fait pour courir une telle distance en fait… Merci à tous pour vos messages de soutiens.

Voilà à bientôt...

Ah oui, je ne prendrai pas le départ de la Chevignoise, place au repos !"
 

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